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PEUR PANIQUE...

Assistante sociale, Tanya Ledra tente de gérer les problèmes des autres. Mais quand elle prend en charge une jeune femme victime de viol lui faisant étrangement penser à sa sœur, disparu il y a plus d’un an, sa propre vie devient ingérable. En voulant la protéger, Tanya provoque la colère et la haine. L’accusé a le goût de la manipulation, l’art de fasciner ses victimes, l’amour du sang. Comment Tanya va-t-elle pouvoir dompter la bête qui a pénétré dans sa vie ?

Adrien Barre
Adrien Barre

60 ans - (13600)
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« Je suis... ça c'est vite dit... »

Ils ont lu ce livre

Avis général du Comité de Lecture (Lecture incomplète)

Nancy Florence
Mauvais Nancy Florence - () / 24-Mar-2017

Impression générale :
Le récit intrigue dès les premières pages d'une histoire au fort potentiel qui a besoin d'une réécriture consciencieuse pour acquérir la maturité nécessaire à une œuvre du genre thriller.
Les trois derniers chapitres sont franchement bons (la psychologie de Pierre est particulièrement fascinante), mais leur qualité est malheureusement desservie par celle de tous les autres.
En lisant ce manuscrit, j'ai eu la désagréable sensation que les jugements de valeur de l'auteur transparaissaient souvent par le biais des paroles de Tanya (et qu'il ignore que les hommes aussi peuvent être victimes de viol.)
Je n'ai ressenti ni tension, ni émotion, ni suspense.
Il subsiste beaucoup de fautes d'inattention et d'incohérences, ce qui donne l'impression que l'auteur ne s'est pas donné la peine de relire son manuscrit car lui-même n'y croirait pas.

Style d'écriture :
Tournures de phrases et choix de mots maladroits.
Beaucoup de phrases mériteraient d'être raccourcies pour gagner en efficacité, d'autres ne sont pas finies.
Les temps du présent, qui rendent l'ensemble de l'histoire impersonnelle, m'ont empêchée d'accrocher à la narration, de m'attacher aux personnages et d'être touchée par le récit.

Techniques narratives :
La focalisation change souvent, ce qui est perturbant.
Indiquer les ellipses par la mention « ellipse » est une mauvaise technique narrative : si le récit reprend plus tard, il vaut mieux commencer un nouveau chapitre. (Un chapitre d'une page est un chapitre à part entière.)
La mise en scène de la visité de Tanya et Véra à Cédric qui est en prison n'est pas maîtrisée.
La manière dont la procès de Cédric Kulo est menée n'est pas crédible, on dirait une dispute de cour d'école.
Je n'avais nulle envie que l'auteur case à tout prix tout son savoir dans les domaines juridique et judiciaire, j'aurais préféré qu'il aille à l'essentiel.

Figures de style :
Les métaphores sont formulées avec ingénuité et maladresse, conférant un trait d'humour (involontaire ?) malvenu dans la plupart des situations.
La signification des expressions courantes n'est pas maîtrisée.

Descriptions :
Intégrées maladroitement au récit.
Certains personnages ne sont enfin décrits qu'à quelques chapitres seulement de la fin.

Dialogues :
Rapporter les paroles du déroulement de l'enquête sans dialogues ne nuit en rien à la fluidité de la lecture, mais ce n'est pas évident de se souvenir de qui participe en plus de Toro ou d'identifier qui pose les questions.
Les réponses aux questions sont inversées : un non est souvent dit à la place d'un oui lorsque la réponse à une question à la forme négative va visiblement dans le même sens.

Personnages :
Les personnages manquent de charisme et ne parviennent pas à susciter l'empathie, surtout Tanya qui est un personnage exaspérant. D'ailleurs, elle passe tout le roman à pleurnicher et à être en colère mais, confrontée à Pierre, elle retrouve ses esprits et parvient à garder son sang-froid !?
Ils ont des noms fort peu séduisants. Par ailleurs, les prénoms, voire prénom et nom, sont répétés souvent, ce qui nuit à la fluidité du rythme de lecture.
Faustus et Me(dhi) Phisto ?...
D'un seul coup, Tanya et Vera sont devenues sœurs ?! Et Cédric ne connaît plus Tanya ?! (chapitre 51)
Pierre est désigné par le pronom « elle » et possède une personnalité différente et Mme Iman parle soudain parfaitement français. (chapitre 53)
La relation entre Tanya et Vera a évolué étrangement : dans un des chapitres du dernier tiers du manuscrit, on découvre qu'elles sont devenues super copines et sœurs !?

Typographie :
Les règles d'usage de l'italique et du gras ne sont pas maîtrisées.

Des détails :
Les saphirs ne sont pas gris.
Le chapitre 59 suggère que Cédric est en prison alors qu'il a pourtant été acquitté !?
La graphie du nom de l'association de Tanya empêche de la prendre au sérieux et la prive de crédibilité.
Choix étrange que de transformer les noms de marquées déposées... qui restent inchangées au bout d'un moment avant d'être de nouveau transformées ! Parfaitement ancrées dans la culture de masse, on peut très bien les faire deviner par des périphrases.
Mauvaise utilisation des verbes « devoir » et d'état, et parfois du point d'interrogation également.