8.00 Appréciation globale

8.00 Appréciation Littéraire

Le sourire de Sisyphe.

Ecrite à la première personne du singulier, l’histoire a pour théâtre un village Kabyle de 1000 âmes. Cela se passe en 2012. Deux jeunes gens âgés de 31 ans, illustreront par leur destin l’histoire de leur village qui se saigne de sa jeunesse. Âvdenour, le narrateur est paralysé des membres inférieurs depuis ses vingt ans, victime de la répression sanglante des gendarmes durant le printemps 2001. Lârvi, son meilleur ami est parti en France en 2003 rejoindre Aurore dont il est éperdument amoureux. Arrivé à Paris, il croit la perdre puis la retrouve et n’a désormais d’autres rêves que celui de la rejoindre dans son hôpital humanitaire où elle est bénévole à Kaboul. Quelques mois avant de déposer sa première demande de titre de séjour, il est interpelé par la police à Belleville et renvoyé dans son pays au bout de dix ans d’exil. La mort dans l’âme, Lârvi tente de se reconstruire. Pendant six mois on le croira accepter son sort mais il se donne la mort un soir d’avril. Le suicide plonge les villageois dans une profonde dépression, une lente et douloureuse agonie. Le jour de l’enterrement, les hommes ont toutes les peines du monde à lever la dépouille de Lârvi faute de jeunes bras vigoureux. Le deuil et l’incompréhension qui s’en suivent ravivent toutes les douleurs passées. Au village, il ne reste que les femmes, les enfants et les vieillards. Unanimes et pleines de remontrances, les voix s’élèvent dans les chaumières, la djemâa, la fontaine du village et le café maure pour condamner les grandes villes. Des griefs des villageois, Paris se taille une part sévère. Les anciens, frustrés de n’avoir pas séduit la Sylphide Paris dans leur jeunesse, trempent leur réquisitoire dans leur aigreur et leur amertume et convoquent la France au banc des accusés sur leur colline oubliée des hommes et des dieux. Cependant, les anciens se sentent aussi coupables d’avoir ouvert le chemin vers l’ailleurs depuis des siècles. Les femmes quant à elles en veulent à leurs hommes de les abandonner à leur sort depuis de longues décennies. Âvdenour, cloué dans son fauteuil roulant décide d’écrire l’histoire de son village et de son ami puis de se laisser dériver à son tour. Toutefois, là aussi, Amélie-Tamila, Française, de père kabyle et de mère Moldave va chambouler tous ses plans. Amélie est Docteur en sociologie et prépare une autre thèse en anthropologie. Après la mort de son père en 2002, elle décide de faire connaissance avec le village de son géniteur, cette part kabyle qui coule dans ses veines. Ce même village qui trente ans auparavant a refusé de bénir l’union de ses parents. Sa mère, fuyant la Moldavie des années 80 était tombée entre les mains d’un réseau de prostitution. Elle avait rencontré Ferhat, le père d’Amélie dans un hôtel de passes à Lille. Au fil de ses visites, Tamila est tombée amoureuse de ce village et d’Abdenour qui l’adoptent sans réserve. Abdenour se laissera-t-il tenter par l’amour d’Amélie-Tamila ou bien contiuera-t-il, tel Sisyphe, à rouler son rocher et à s’y accrocher contre vents et tempêtes ?

Sisyphe
Sisyphe

57 front.book.author_anos - (93200)
Blog de l'auteurBlog de l'auteur

« Je suis né le 17 février 1960. Professeur de français, romancier et journaliste à mes heures, de 1987 à 2001 en Kabylie (Algérie), je me suis installé en France en octobre 2002. J'ai publié mon premier roman (Le retard d’Ève) en 1994 à Alger. Mon deuxième a été publié par L'Harmattan, en 2000. (moins de 200 exemplaires vendus en 15 ans) Il s'intitulait "Algérie, terre de paroxysmes." je suis, depuis 2004, formateur en français langue étrangère pour publics issus de l'immigration et conseiller en insertion socio-professionnelle. je vis en région parisienne. »

Ils ont lu ce livre

Melin
8.00 Melin - (84830) / 15-Jun-2017

C'est un récit qui doit arriver assez,trop souvent.Ne doit on pas étudier plus en profodeur ces situations dramatiques,où cet homme n'a jamais triché,inconnu des services de polices,se comportant comme un Français que ses parents ou grands parents ét...
Lire l'évaluation complète

Avis général du Comité de Lecture (Lecture incomplète)

Ce livre n'a pas encore reçu de commentaire...