Thavot Emilie

Thavot Emilie
31 ans / CORPEAU
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TOUS LES ROMANS
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« Assistante de direction »

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Votre fiche de lecture

5.00 Appréciation Globale

6.00 Appréciation Littéraire

La Grande Sibylle

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Camille était une charmante jeune femme de vingt neuf ans. Elle aurait pu être qualifiée de banale, cependant son esprit si spécial faisait vibrer son corps d'un charme magnétique. Lors d'une escapade sur Versailles, sa vie d'artiste solitaire va être profondément ébranlée. Elle va progressivement entrer dans le monde de la magie où vampires, anges, fées et furies se battent entre eux.

Mon résumé

Camille, jeune artiste qui réussit, a un secret. Elle est douée d’empathie et donc ressent toutes les émotions d’autrui. Cela a fait d’elle une solitaire, car elle n’arrive pas à se détacher des émotions qui lui sont imposées. Sa rencontre avec deux êtres que tout oppose, va bouleverser sa vie et la faire entrer dans un monde qu’elle ne soupçonnait pas. Elle va découvrir qui elle est et ce dont elle capable.

Appréciation générale

En une phrase : Dans l’ensemble, l’histoire est intéressante, mais on sent tout de suite où l’auteur veut en venir et la plupart des actions des personnages sont prévisibles. Le récit est découpé en 3 tomes, mais chacun est plutôt court et pas assez homogènes dans leurs traitements. On s’attend par exemple à plus de développement dans les tomes 2 et 3 sur le rôle de la Grande Sybille incarnée par Camille, mais au final on est déçu. Son rôle est trop mis de côté et lorsqu’il est mis en avant, ce n’est pas forcément bien mené. On a l’impression que tout est trop facile. Concernant la relation Camille/Victor, il y a trop de passages et ceux-ci sont souvent trop longs et parfois sans intérêt.

Ce que j'ai particulièrement apprécié : L’univers fantastique Bien/Mal auquel il est ajouté une troisième force neutre, Gaïa, dont la porte-parole est la Grande Sybille, et dont le rôle est de faire le lien, l’intermédiaire entre Bien et Mal. Cela rend le thème Bien/Mal moins manichéen.

Autres commentaires

Style littéraire : Style simple, langage et orthographe maîtrisés dans l’ensemble. Bon rythme même si parfois trop de dialogues au détriment d’un peu de descriptions ou d’actions. Quelques passages plus brouillon que d’autres donc moins compréhensibles.

Mon sentiment sur le titre du livre : Il identifie tout de suite le genre concerné. Par contre, on devine immédiatement que cette Grande Sybille se révèlera être Camille, cassant l’effet de suspense du début.

Ce que je pense des personnages : | Dans l’ensemble, ils sont trop lisses et caricaturaux. Exemple parfait : Camille. Elle est trop parfaite et fait penser à une sorte de « Mary Sue » : elle a un don qui fait d’elle la Grande Sybille et tombe amoureuse du vampire sexy, elle est très compréhensive, s’adapte à tout, réussit tout ce qu’elle entreprend, et donc n’a pas de faille, pas de défaut. Oui, elle « pète un câble » en apprenant la vérité sur Victor un peu abruptement, mais finalement elle accepte tout, sans aucun doute. Ensuite, tous ceux qu’elle rencontre l’adorent. Evidemment, il faut bien que quelqu’un la déteste, elle a donc une rivale, Marica, réduite à la garce de service. Autre exemple : Victor. Il est l’archétype même du vampire amoureux, type Edward dans Twiligh. Pourtant, on a un aperçu de sa vraie personnalité lorsqu’il est amnésique, personnalité plus nuancée et donc plus naturelle, mais qui est vite balayée par son amour pour Camille. Dommage. Récapituler tous les personnages seraient trop long, mais dans l’ensemble qu’ils soient du monde des Ténèbres ou des Lumères, leurs caractères sont trop neutres et peut-être pas assez développés dans l’histoire car prépondérance de Camille et Victor.

Ce que je pense du thème général du livre : | A la lecture, on ne sait pas trop quel le thème général du livre : est-ce l’histoire d’amour au sein d’un univers fantastique, ou est-ce plutôt l’histoire de l’ascension de la Grande Sybille, destinée à être le lien entre Ténèbres et Lumières ? Les deux sont trop mélangés pour réellement le discernés. Thème Amour : on finit vite par s’en lasser, car les relations amoureuses entre les divers protagonistes ont du mal à se sortir des clichés du genre (amour vampire/humaine, amours interdits entre êtres des Ténèbres et de Lumière) et la relation Camille/Victor est vite cernée, ce qui conduit à assister à certaines répétitions et trop de longueurs dans leurs interactions. Thème Fantastique : on ne rentre pas assez dans ce thème et lorsque c’est le cas, c’est souvent maladroit. A peine a-t-elle accepté son nouveau rôle que Camille, sans aucun doute, veut tout révolutionner au sein du système des Ténèbres. L’intention est certes louable, mais cela va trop vite, c’est trop facile et surtout c’est trop tôt car au final elle n’en sait pas assez sur ce nouvel univers qu’elle ne fait que commencer à appréhender. De plus, son rôle de neutralité ne se voit pas puisqu’elle n’intervient pas dans le système des Lumières, hormis pour apaiser les relations entre Bien et Mal.

Ce livre ferait-il un bon film ? : Pas pour le moment. Il manque certains moments clés pour susciter assez d’intérêts pour maintenir les spectateurs en haleine tout du long.